Auteur: Michael Ramsden
Date: 30.07.2010
Category: Croyances du monde
Note de l’éditeur : Cette communication préliminaire pour Le Cap 2010 a été écrite par Michael Ramsden pour servir de synthèse du sujet qui sera discuté lors de la session du matin intitulé « Rendre témoignage à l’amour du Christ aux personnes d’autres religions ». Vos réponses à cette communication, par le biais du Forum mondial du mouvement de Lausanne, seront transmises à l’auteur et à d’autres pour les aider à peaufiner leur présentation finale pour le congrès.
« Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »[1]
L’amour est coûteux. Par amour, quelqu’un pourrait offrir un cadeau à quelqu’un gratuitement, mais cela ne veut pas dire qu’il n’a rien coûté au donateur. Il est possible que cela lui ait tout coûté. Mais lorsqu’il s’agit de rendre témoignage aux personnes d’autres religions, il semble que nous sommes à l’affût des méthodes et des moyens qui ne nous coûtent rien. La seule manière d’atteindre un tel objectif serait sans amour, et c’est sans doute pour cette raison qu’une bonne partie de ces efforts ressemble à des airains qui résonnent, et des cymbales qui retentissent. L’amour repoussé est douloureux. Jésus a exprimé le désir profond de son cœur face au rejet obstinant dont il était l’objet. Il est urgent que nous donnions nos vies pour atteindre les perdus comme lui l’a fait, il a donné sa vie pour nous atteindre. EM Bounds a fait cette remarque devenue célèbre: tandis que nous cherchons de meilleures méthodes, Dieu cherche des hommes meilleurs et il serait peut-être mieux de nous appliquer à changer nos cœurs plutôt qu’à changer nos méthodes.
Jésus, en préparant ses disciples pour les épreuves de ce monde, les a prévenus qu’il y aurait des difficultés. Ils pensaient peut-être qu’avec Dieu à leurs côtés, ils ne souffriraient jamais. Pourtant, Jésus leur dit :
« Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. »[2]
Juste avant de prononcer ces mots, Jésus dit : « et vous aussi, vous rendrez témoignage. »[3] Le mot témoin est dérivé du mot grec « martys ». Ce mot donna « martir » en latin, et a évolué au cours de l’histoire de l’Église pour prendre le sens de « martyr » comme nous le comprenons aujourd’hui. Même dans le Nouveau Testament pourtant, le lien entre rendre témoignage et la souffrance qui en découle est très clair. Nous sommes tous appelés à être des témoins. Dans notre rôle de témoins fidèles, la persécution viendra. «S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. »[4] «… Le monde … m’a haï avant vous » a dit le Christ[5], et donc nous ne devrions pas être surpris par la haine que nous rencontrons lorsque nous agissons en son nom.[6] En lisant la lettre aux Hébreux, la foi et la fidélité ont eu pour conséquence de grandes victoires en son nom : des royaumes vaincus, la justice exercée, des promesses obtenues, des gueules de lions fermées, la puissance du feu éteinte ; certains ont échappé au tranchant de l’épée, d’autres ont mis en fuite des armées étrangères et des femmes ont vu leurs morts ressuscités. Mais il y a eu aussi un grand prix à payer, aux yeux du monde : certains furent livrés aux tourments, d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison. Ils furent lapidés, sciés, ils moururent tués par l’épée. En vérité le monde n’en était pas digne.
Alors, mettons de côté toute pensée que nous pouvons rendre témoignage aux personnes d’une autre religion sans que cela nous coûte. Des grands miracles s’opèrent : échapper à l’épée, mais aussi des grands martyrs apparaissent : beaucoup sont mis à mort par l’épée. Ce n’est pas contradictoire, nous avons seulement la certitude que nous sommes appelés à consacrer nos vies à son service et qu’un jour, nous serons rappelés à la maison.
Rappelons-nous que nous suivons dans les traces des « martyrs », les témoins qui nous ont devancés. Ils n’étaient pas que des simples spectateurs qui cherchaient un divertissement. Ils nous ont devancés et ils ont bien couru. Ils ne sont pas que quelques-uns, ils sont une grande nuée. Les gradins où ils se tiennent ne sont pas à moitié remplis, mais ils sont bondés de personnes qui ont donné leur vie pour servir Celui qui est l’auteur même de toute vie. Et ils ont obtenu la vie éternelle de la part de l’auteur et le consommateur de leur foi. Nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins selon la lettre aux Hébreux, alors ne perdons ni le courage, ni le chemin, mais avec les yeux fixés sur Jésus, suivons les traces de celui qui n’a pas méprisé l’ignominie de la croix et qui est maintenant assis à la droite de Dieu. Fixons nos yeux sur les choses d’en-haut.
Nous ne vivons pas à une époque unique de l’histoire. Il y a toujours un prix à payer lorsqu’il s’agit d’atteindre les personnes avec la bonne nouvelle de Jésus. Il s’agit d’un prix dont certains qui se réclament du Christ ne seraient peut-être pas prêts à payer. Mais c’est dans ce contexte que l’évangile a pris racine et s’est répandu dans le monde entier. Proclamer un message de repentance et de foi a toujours été un défi. J’ai eu le privilège de prendre la parole dans certaines régions du monde où la sécurité personnelle ne peut pas être garantie. Je suis toujours déçu par les préoccupations de certains qui disent qu’il vaudrait peut-être mieux que je ne me rende pas dans tel ou tel lieu où les risques sont trop élevés. Cependant, notre objectif n’est pas de préserver nos vies quel que soit le prix à payer, mais plutôt de vivre notre vie dans l’obéissance à l’appel qui nous a été adressé. Nous ne sommes pas appelés à ignorer les risques ou à nous comporter de façon imprudente. Nous devons tout examiner dans la prière. Néanmoins, si nous refusons d’aller selon l’appel de Dieu à cause des difficultés, nous exigeons quelque chose que les premiers apôtres auraient eu du mal à considérer comme une obéissance chrétienne authentique.
La lettre aux Hébreux nous donne plusieurs conseils :
1) Voyageons léger. Ne soyons pas retenus par le poids du péché ou la fatigue qui vient du monde. Avons-nous permis aux choses de ce monde de nous accabler ?
2) Soyons vigilants. Gardons-nous du péché qui nous enveloppe si facilement et qui s’attache à nous pour nous ralentir et qui finit par nous faire chuter. Sommes-nous éveillés et vivifiés spirituellement ?
3) Courons. Continuons la course avec persévérance. Nous ne sommes pas engagés dans une course de vitesse mais dans un marathon. Courons-nous le risque de nous effondrer avant la fin puisque nous ne nous sommes pas ménagés de manière agréable à Dieu ?
4) Soyons concentrés. Fixons nos yeux sur le Christ. Ne soyons pas distraits ; cela nous conduit trop facilement vers le désespoir. Au contraire, fixons nos yeux sur notre objectif : celui qui nous accompagne maintenant et avec qui nous passerons l’éternité. Nous n’avons qu’un seul évangile à prêcher. Avons-nous les yeux fixés sur Dieu ou sur l’homme ?
5) Réjouissons-nous. Le Christ a regardé vers la croix avec joie, mais non pas parce que l’expérience allait être agréable. Réjouissons-nous du fait que même si nous dépérissons physiquement, intérieurement nous vivons un renouvellement. Si nous courons bien, un prix précieux nous attend, même face à la mort : « d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection.»[7]
Ce passage de la lettre aux Hébreux est rempli du début jusqu’à la fin avec l’espérance de la résurrection. Nous suivons les traces, non des morts, mais de ceux qui ont l’espérance d’une vie nouvelle en Christ, une vie de résurrection que le Christ a déjà remportée pour nous. Ne craignons pas la mort, car si nous perdons notre vie pour le Christ, nous la conservons en fin de compte.
D’autres communications dans cette série évoqueront d’autres aspects primordiaux que nous pourrions tout aussi bien présenter ici. J’aimerais en particulier évoquer le texte rédigé par Rebecca Manley Pippert. Je n’ai abordé ni la prière et la proclamation, ni l’écriture et le Saint Esprit, ni le Christ et la croix. Tous ces points sont essentiels : l’objet, la puissance derrière, le contenu, l’objectif et la nature de notre témoignage. Pourtant, si nous ne comprenons pas qu’à la lumière de l’évangile, à cause de l’évangile et pour l’évangile nous devons être prêts à suivre les traces de ceux qui nous ont devancés dans l’obéissance à la mission de Dieu, nous ne serons même pas capables d’adresser la question devant nous.
J’aimerais faire encore deux remarques. Pour l’Église primitive, tout le monde était « d’une autre religion ». Donc nous pouvons beaucoup apprendre par la simple lecture du Nouveau Testament. En premier lieu, examinons comment l’écriture utilise les témoins. A A Trites a écrit ceci sur l’Évangile de Jean :[8]
« Le quatrième Évangile est le cadre de la controverse la plus persistante du Nouveau Testament. Ici Jésus entre en procès avec le monde. Parmi ses témoins, nous trouvons Jean-Baptiste, l’écriture, les paroles et œuvres du Christ, et plus tard les apôtres et le Saint-Esprit apparaissent comme témoins. [J’ajouterai que nous aussi nous sommes convoqués comme témoins.] Ils s’opposent au monde … Jean a une affaire à plaider et, pour cette raison, il fournit des arguments, pose des questions juridiques et présente des témoins selon le modèle de l’assemblée vétérotestamentaire. Nous pouvons faire la même observation pour le livre des Actes, bien que Luc argumente un peu différemment de Jean.
Toute cette littérature est riche pour les apologètes du vingtième siècle. La personne et la place de Jésus … reste une question très débattue. L’affirmation que le Christ est le fils de Dieu est fortement contestée de nos jours. Dans une telle ambiance, il faut présenter un dossier, préparer des arguments et solliciter des témoins pour la défense afin d’assurer à l’affaire chrétienne une audience convenable. Négliger de fournir les preuves pour le parti chrétien reviendrait à concéder la défaite à ses adversaires. C’est-à-dire, le thème de la controverse, si présent à travers le NT, semble très pertinent en ce qui concerne la tâche missionnaire qui revient à l’Église aujourd’hui… il est à noter qu’un témoin fidèle doit souvent faire face à la souffrance et la persécution. »
Ces témoins bibliques ont trois caractéristiques :
1) Premièrement, les témoins s’impliquent dans l’affaire qu’ils plaident avec passion. Elle les a saisis et en conséquence, ils sont contraints par leurs convictions à plaider ses mérites devant d’autres. De même que leurs prédécesseurs du premier siècle ne peuvent que parler de ce qu’ils ont vu et entendu.
2) Deuxièmement, les témoins ont des comptes à rendre en ce qui concerne la véracité de leur témoignage. Le parjure était, et est toujours, un délit assorti d’une lourde peine. La compréhension de la responsabilité solennelle devant Dieu de parler avec véracité se voit chez l’apôtre Paul qui déclare à quatre reprises : « Dieu m’est témoin »…
3) Troisièmement, les témoins doivent exposer avec fidélité, non seulement les faits bruts de l’événement christologique, mais aussi leur signification. Ceci nécessite une présentation du Christ et de son message.
En deuxième lieu, nous devons réfléchir sérieusement à notre crédibilité en tant que témoins. Il se peut qu’une personne ait été un témoin oculaire important à un certain événement, mais si elle est un ivrogne notoire, sa crédibilité sera mise en doute. Nous sommes connus par nos fruits. Tite 2:14 nous dit que : « l’objectif de la mort de Christ était de purifier pour lui un peuple zélé pour les bonnes oeuvres. »[9] Elles ne sont pas la base de notre salut, mais elles en sont la preuve et par elles, notre évangile est « orné et recommandé aux autres. »[10]
Malheureusement, il semble qu’en tant qu’Église, nous avons du mal à trouver l’équilibre entre les bonnes œuvres et le fait d’être un peuple zélé pour les bonnes œuvres et la proclamation de la parole de l’évangile. Cependant, ces deux éléments vont toujours de pair. Les rédacteurs de la première Déclaration de Lausanne ont dû faire face à cette même tension, et nous ferions bien de réfléchir sur l’équilibre de leur formulation : « L’Église peut évangéliser (prêcher l’évangile), mais le monde entendra-t-il et recevra-t-il son message ? Non, à moins que l’Église préserve sa propre intégrité, la Déclaration affirme. Si nous voulons être écouté, nous devons pratiquer ce que nous prêchons … En particulier, la croix doit être autant au centre de nos vies qu’au centre de notre message. Prêchons-nous le Christ crucifié (I Cor. 1:23) ? Alors rappelons-nous que l’Église qui prêche la croix doit elle-même être marquée par la croix. »[11]
Ce qui nous prêchons doit se manifester dans nos vies, autrement nous serons perçus comme des personnes qui proposent des théories et des spéculations tandis que le monde recherche une transformation concrète.
Nous aurions pu traiter plusieurs questions dans cette communication. Il existe maints modèles et approches qui sont efficaces, dont plusieurs sont décrits et débattus lors de ce forum. Nous avons aussi des présuppositions importantes, par exemple, le fait que nous sommes tous d’accord que nous devons être des témoins et que l’objectif de notre témoignage est de faire des disciples parmi les nations. D’autres évoquent ces questions.
Cependant, sans la détermination d’accepter que nous sommes appelés à donner nos vies, nous nous retrouvons avec une glorieuse théorie et aucune action. Dans le cas extrême, il y a le danger de se précipiter dans l’activisme sans approfondir notre compréhension de l’évangile, et cela est aussi débilitant pour l’Église. Sans racines profondes, l’Église s’atrophie. Sommes-nous prêts à payer le prix ?
Apprenons donc tous à être des témoins véritables.
© The Lausanne Movement 2010
[1] Hébreux 11:32-12:2
[2] Jean 16:1-2
[3] Jean 15:27
[4] Jean 15:20
[5] Jean 15:18
[6] Jean 15:21
[7] Hébreux 11:35
[8] “Witness, Testimony” dans le New International Dictionary of New Testament Theology, Vol.3, traduction avec des additions du Theolgisches Bergriffslxikon Zum Neuen Testament, A A Trite, Colin Brown, responsible de l’édition, 1976.
[9] John Stott, Titus, Bible Speaks today, sur Tite 3:1-8.
[10] Ibid. Tite 2:9-10.
[11] The Lausanne Covenant: An exposition and commentary by John Stott
Français Translation by: LGC_Translation
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Mots-clés: témoin, coût, souffrance, persécution, martyre, prédication, Hébreux 11, croix, crédibilité, bonnes œuvres, fidèle, véritable
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États-Unis
Thanks Michael for the word. I was really thinking about the church in the west and my church in particular. It’s pretty easy to go off on them but then I look at my life. It’s hard to think about suffering in this context when it’s so hard to die to ourselves in the daily activities that clutter up our own lives as per Mere-B.
I have to ask myself if the Muslim friends I witness to really see love for them and for Christ or am I just making noise. I should really start asking myself what its costing me. I think too often I invite them into my world and life instead of dying to myself and entering theirs.
This paper taken personally, thanks.
17.10.2010
Norvège
On p.3 you write that "for the early church, everyone was by definition of ’another faith’". Agree, but could you apply this to today? Most of us live in multi-religious situations with ’another faith’ and need sorely biblical advice on how to witness to Christ among other faiths. Does NT give us input relevant for this meeting with and common life with women and men of other faiths?
Knud Jørgensen
Pièces jointes téléchargeables
14.10.2010
Ghana
Thank you Dr. Ramsden!
I am deeply touched by your reminder to be credibile witnesses of The Christ and the Cross we preach! Personal intergity in EVERY area of our lives is needed before intergrity in the Church would manifest!
Interestingly, the pursuit of personal intergrity deepens our relationship & intimacy with the Trinity. May the Lord daily put this hunger in our hearts!
14.10.2010
Mexique
Thanks for this reminder to count the cost of Christian witness. It is a message the West needs especially to hear and take to heart in a generation that is constantly being wooed away from sacrificial commitment by the idol of present comfort. Christian witness has always been costly, but gone are the days when missionaries packed their clothes in a coffin, expecting never to return home, and this generation in the West seems particularly averse to long-term commitments, which makes counting the cost of discipleship deeply counter-cultural.
13.10.2010
Malaisie
Deny oneself, talk up the cross and follow Christ daily is not a slogan. It’s a reality that one must prepare to experience in a day-to-day basis if one is truly serious about being a genuine, faithful and committed disciple of Christ. This is especially true when one is to be an authentic, credible, and faitfhul witness for Christ among people of other faiths. While it is true that we should respect people of other faiths, we can only be an obedient disciple of Christ by sharing with them what a wonderful Savior Christ is and the wonderful salvation that He has accomplished for all. In the midst of this, we really need to be prepared to lay down our lives for Christ and His Gospel. A witness for Christ is likely to become a martyr. But if we are willing to lay down our lives for our brothers and sisters, no love is greater than this. Therefore, we need to pray for more love, more genuine and sacrificial love of God which only the Holy Spirit could pour into us (Rom.5:5).
13.10.2010
Jordanie
Yes it is costly to witness to other faiths. Living in a country of other faith sets ahead of me the challenge to love them while telling them. I don’t know how much we are ready to pay that cost at times. Looking forward to discussing this and having a deeper insight about this important topic.
13.10.2010
États-Unis
Very important call here. I’m echoing it on my blog http://codylorance.blogspot.com/2010/10/are-we-prepared-for-cost.html
You are right on with your statement that Christians "seem to be looking for methods and means that cost us nothing". See you in Cape Town, where I look forward to more.
12.10.2010
États-Unis
Thank you for this clarion call to die. It reminds me of Bonhoeffer’s words, "When Christ bids a man, he bids him come and die." So much of what we do in the west has to do with comfort and perceived personal passion. I fear we’ve lost genuine cross-leaning passion, the laying down of the life passion.
07.10.2010
États-Unis
It was encouraging to read this advanced paper. You made a lot of great points. They are ones that we need to continue to reflect on and be held accountable to. It’s so easy for us to read it once, apply it and then stray from them down the line, or get distracted.
“What we preach must be evidenced in our lives; otherwise we will always be seen as offering theories and speculations when what the world is looking for is concrete transformation.” That is something that is definitely on my heart! With a lot of people that I work with/minister to, they are fed up with the Church and they’re tired of hearing things from the front of a pulpit and then not seeing people live it out. I agree, that We are to be known by our fruit. Non-believers these days need to see what makes you different and if you’re being real with them. Which also means, we can’t be confined to the church walls. We need to be intentional to build relationships and give of our time, to be around those that need to see what it means to have a real relationship with Christ.
I hope that this will inspire so many to lay down whatever they may be holding onto and be willing to count the cost to get the love of Christ out there.
06.10.2010
Mozambique
¨..the world looks for better methods, and God looks for better servants¨
Thanks for your insights. Here in the North of Mozambique we have seen many missionary families paying heavily for their obedience, including loosing children to ilness etc. The Love you mentioned does seem to take many years to mature and grow and is difficult to have when you are still struggleing with cultural issues etc. Often we leave the situation too early before breaking through the first 3 years.
I like your 5 points, I would maybe interpret the RUN also with an element of EXPOSE. Often we build walls around ourselves.
A very important issue you mention is the FOCUS. Vision is paramount. There are so many needs that can sidetrack us.. but that might not be our calling. But to have a clear calling and to be infused by it, is very needed.
Regards
06.10.2010
Indonésie
I agree that witness, love and suffering become a 3-in-1 that unseparated each other. Then I am wondering, how could in imperialist era, people could bring a message of good news together with weapons and the spirit to colonize a certain area. A painful history which didn’t see the love of God inherent with the spreading of Gospel, creating a stigma that Christianity is much more an ideology than a hope that will raise dan recover the human dignity.
In order to regain new spirit of bearing witness of Christ, we need to confess our failure to live the gospel which we want to proclaiming. We have lived less, talked much. Our lives which didn’t live the gospel has contributed to create a thick blanket to the sensitivity of unbelievers, make their heart as a hard-court soil not just reject gospel but cynically ignore it.
We need passion of Jesus to bear witness to the love of Christ with people of other faiths.
04.10.2010
Royaume-Uni
@ Ishak_Sukamto:
Thank you, your comment has begun to make me realise how much hurt has been caused and still exists by people acting ’in the name of Christ’ but without His love.
06.10.2010
Pays-Bas
Fully given
Obedient listening
Christ centered
Upward
Singleminded
Ajith Fernando once said in a small meeting we had: ’To reach people of other faiths the cross to bear of the Western Christian might be his individuality.’ For so many people live in ’togetherness’.
05.10.2010
Royaume-Uni
I think you have put your finger one of the key reasons for the failure of the church in Western Europe. What you say reminded me of a church memorial I happened to see, to that commemorated three young men from a village in rural South West England. They were all called John, and they were all fishermen. In 1850, when they were all 21, they sailed with Captain Allen Gardiner as part of his crew on a missionary expedition to Tierra del Fuego, the southernmost tip of South America. They wanted to take the good news of Jesus to the native peoples there. They got there, but after great hardship and suffering, everyone on the expedition died, including the three Johns. What happened to them became known, and their diary was found, and it was the direct inspiration that lead to the founding of the South American Missionary Society. I exchanged messages with a member of the congregation who had written their booklet on the church’s history. A comment she made struck me forcibly. She said that she admired the zeal and devotion of the three Johns, but couldn’t help being saddened by what had happened to them. They had been so naïve. They hadn’t realised what they’d been letting themselves in for. Implication: if they had, they’d have stayed at home and been safe. Secure. That summed up for me why the Church in the West is making so little impact. We put security before sacrifice, and comfort before challenge. But that’s not what Jesus demands of us. Jesus calls us to put our lives on the line for him. I’m praying that the Congress will help us to take that to heart and act on it.
05.10.2010
Suisse
Thank you, Michael, for illustrating the meaning of witness in general and the cost of witness in particular. I agree fully that it is about a lifelong joyful and painful walk with Christ rather than a quick-fix method. Embracing the theology of suffering is something we Christians living in the West have to learn. I asked myself: Why is it so difficult to learn?
Blessings
Michael H
05.10.2010
Australie
Thanks Michael ... As I sit here in a pleasant cafe reading your article of the inevitable cost of witness, I needed this reminder.
27.09.2010
Australie
Thanks....
" A church that preaches the cross must itself be marked by the cross!"
The same can be said for a person who preaches the Word!
"I have been crucified with Christ and I no longer live, but Christ lives in me." Gal. 2:20
26.09.2010
Royaume-Uni
Thank you for this reminder to count the cost. Very powerful and challenging. I particularly liked the EM Bounds quote, and also Mere’s encouragement for us to go to those hard/unreached places.
I’m part of the 20’s-30’s generation - the so-called ’missing generation’ in the church today, perhaps especially in the west - and am pondering issues of suffering and cost at this time as part of a challenge to our frequent apathy here, so found this very helpful thanks.
21.09.2010
Nigéria
Thanks for your very inspiring and challenging views on the subject.
The church in certain parts of the world is loosing its grip on perservering in bearing witness to people of other faiths. Simply because as you said, we are not prepared to "suffer". Suffering for Christ has become an alien word in the christian dictionary of missiology. It definitely must make a come-back before we can see meaningful progress in this kind of evangelization.
"When the foundation is wrong, what can the righteous do?" The converts we are making now need to be given an orientation about what it means to witness or to be ’matryred’ for the cause of Christ. The fear is that there will even be fewer converts because when the tree is not good, the fruit will also not be good. We all need to repent and go back to the ancient landmark.
Sarah Mina
19.09.2010
Afrique du Sud
Tremendous, as always, from Michael. An excellent challenge for us to take risks.
In the NT this risk dimension included faith for the power of God to touch peoples’ lives.
On the basis of Hebrews 2:3-4 (This salvation, which was first announced by the Lord, was confirmed to us by those who heard him. 4God also testified to it by signs, wonders and various miracles, and gifts of the Holy Spirit distributed according to his will.), I would add to the 5 ’pointers in Hebrews’ Expectation. That God will work as we witness, adding His witness to ours.
This witness of God is, from a Scriptural perspective, essentially supernatural - and is easily observable in Scripture as well as in the massive movements towards Christianity across the world at the moment. This aspect of our witness to those of other faiths is therefore both evident and necessary.
17.09.2010
États-Unis
I am saddened by the fact that we do not talk about suffering, hardship and persecution much especailly with people going to hard places.
Every missionary and follower of Christ must read this article.
Thank you for your bldness!
17.09.2010
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