Auteur: Willy Kotiuga
Date: 08.06.2010
Category: Ministère sur le lieu du travail
Note de l’éditeur : Cette communication préliminaire pour le Cap 2010 a été écrite par Willy Kotiuga pour servir de synthèse du sujet qui sera discuté lors de la session multiplexe sur “ Préparer votre lieu de travail pour un voyage de foi ”. Vos réponses à cette communication, par le biais du Forum mondial du mouvement de Lausanne, seront transmises aux auteurs et à d’autres pour les aider à peaufiner leur présentation finale pour le congrès.
Résumé
L’un les groupes de population “ inactivés ” les plus importants, qui couvre toutes les nations de tous les continents, est le milieu de travail, où la majeure partie des populations mondiales est activement engagée à gagner un salaire pour faire vivre sa famille. Il y a, dans tous les secteurs du milieu de travail, des croyants qui ont une relation personnelle avec Dieu. Certains sont très efficaces pour faire de leur lieu de travail une plateforme pour inviter des personnes à faire route avec eux, tandis que, pour d’autres, le travail est un lieu où la foi façonne leur comportement, mais guère plus. Les champs sont mûrs pour la moisson et il y a dans le milieu du travail de nombreux moissonneurs, dont seul un faible pourcentage est pleinement engagé à proclamer l’espérance à un monde en mal d’espoir.
S’il y a quelques désaccords sur la théologie concernant le fait d’être sel et lumière là où nous sommes plantés, la réalité de notre situation actuelle est que nous sommes bien loin de manifester une ardeur à vivre ouvertement notre responsabilité de déclarer que Jésus-Christ est le Sauveur. Dans ce document, nous étudions où nous en sommes aujourd’hui, nous soulignons les nombreuses évolutions positives du ministère sur le lieu de travail et nous examinons les barrières qui nous empêchent d’avancer jusqu’au stade où Dieu voudrait que nous soyons et d’élaborer des stratégies durables pour donner aux croyants qui sont dans le milieu du travail les moyens qui leur permettront d’accomplir la mission à laquelle Dieu les a appelés.
Contexte (Fondement biblique)
Nous sommes appelés à aller dans le monde entier et cela inclut le monde où Dieu nous a placés. Où que s’étende notre sphère d’influence, nous devons être le sel et la lumière que le monde voit. Cet appel ne fait aucune distinction entre des chrétiens qui exercent des ministères salariés dans les Églises ou les organisations chrétiennes et les chrétiens qui vaquent à des occupations professionnelles ordinaires. Jésus lui-même a vécu sa vocation de charpentier jusqu’à ce qu’arrive le temps pour lui de vivre à plein temps les derniers dix pour cent de sa vie centrées sur l’annonce du Royaume aux foules.
Il existe de nombreux exemples de héros bibliques qui ont montré comment il était possible d’intégrer la foi dans la manière de conduire leurs affaires sur le lieu de travail. L’élément commun à tous les récits est que leur parcours de foi et leur parcours professionnel ne faisaient qu’un, la foi et le travail dépendant mutuellement l’un de l’autre. Il n’y avait aucune distinction entre travail et spiritualité, parce qu’ils vivaient leur foi vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept (24/7).
La foi de Joseph l’a non seulement soutenu au cours de ses six carrières différentes (affaires familiales, gestion du personnel, administrateur de prison, service public), mais elle a également été un élément clé dans son ascension au haut de l’échelle dans chaque poste de travail qu’il a occupé. Paul a utilisé son savoir-faire de faiseur de tente non seulement pour financer son entreprise missionnaire, mais également comme moyen pour atteindre un auditoire qui ne pouvait se permettre le luxe d’entrer dans la discussion publique sur les sujets liés à la foi. Daniel a été élevé jusqu’aux rangs les plus prestigieux en raison de la sagesse que Dieu lui avait donnée et de son engagement inébranlable à l’égard des principes divins, malgré les risques qui pesaient sur sa vie. Tous les aspects du travail de ces hommes étaient des offrandes d’excellence pour Dieu.
Notre situation actuelle
Les exemples bibliques ont inspiré la fondation de nombreuses organisations qui ont cherché à servir des collectivités très diverses dans le monde entier. Le savoir-faire de faiseur de tentes de Paul a inspiré toute une génération de faiseurs de tentes qui se sont servis de leurs savoir-faire professionnels comme d’un point d’accès dans des cultures qui aurait été normalement fermées à un travail missionnaire “ formel ”. Le mouvement Business as Mission (BAM – Les affaires comme une mission) est allé un pas plus loin en encourageant et équipant des entrepreneurs à établir des entreprises légitimes autonomes dans le monde. Ces entreprises sont une source d’exemples vivants de l’œuvre de Dieu par l’intermédiaire d’individus décidés à incarner l’Évangile dans l’utilisation des dons que Dieu leur a faits.
Dans le monde entier, des hommes et des femmes de foi ont apporté l’Église dans leur lieu de travail de façons diverses et créatives. Il y a des études bibliques qui ont lieu dans de petites entreprises comme dans de grandes sociétés. Ces études ne sont pas seulement une source d’inspiration pour ceux qui y assistent, mais elles rappellent aussi que vivre sa foi est une responsabilité 24/7 qui s’étend au-delà des frontières de l’assemblée locale. Beaucoup de ces études bibliques ont ouvert la porte à des travailleurs en recherche de Dieu et leur ont permis de le trouver en découvrant la pertinence de la foi dans leur vie de tous les jours.
Les communautés ou associations chrétiennes à base professionnelle rassemblent des personnes à l’intérieur d’une discipline professionnelle pour former une source d’encouragement et étudier comment utiliser efficacement leurs compétences professionnelles à la construction du Royaume de Dieu ici sur la terre.
Cependant, vivre la foi et vivre sa profession ne vont pas toujours de pair. Nous vivons dans un paradigme profane contre sacré qui sépare l’Église de ce qui se passe au travail. Dans ce paradigme, la foi s’exprime principalement dans les limites de l’église ou dans des fonctions sanctionnées et organisées par l’Église. Mais cette même foi ne s’étend pas obligatoirement au travail, où les individus passent quarante heures par semaine à côtoyer des gens qui vivent dans des mondes qui ne sont pas au fait de l’Évangile.
Il y a dans le milieu du travail de nombreux “travailleurs “ qui ne vivent pas pleinement la proclamation de la Bonne Nouvelle. Vivre la foi va au-delà d’être des bons exemples au travail. L’appel à faire des disciples nous supplie de vivre la foi en invitant de manière délibérée d’autres à nous rejoindre sur le chemin de la foi. Le décrochage entre théologie et pratique a laissé tant de personnes avec un appel “ incomplet ”. Nous travaillons parce que, outre la mission qu’il nous a confié de proclamer la Bonne Nouvelle, Dieu nous en a donné l’ordre dans sa mission originelle aux humains.
Questions importantes
Qu’est-il arrivé pour que nous soyons devenus aussi inefficaces quand il s’agit d’atteindre les milliards de personnes qui travaillent aux cotés de ceux qui ont une relationnelle personnelle vivante avec Dieu ? En Occident, avec un environnement de travail de plus en plus multiethnique, pénétrer le milieu du travail est une occasion sans précédent d’entrer dans la vie de personnes de toutes les nations du monde.
Dans l’Église, on nous dit d’aller dans le monde entier, et pourtant l’Église s’est montrée faible pour équiper les croyants avec les outils et la compréhension de comment Dieu voit le milieu du travail. Notre façon de voir le travail a influencé notre façon d’agir au travail. Considérons-nous le travail comme un mal nécessaire ou comme une opportunité incroyable ? S’il est un mal nécessaire, alors tout ce qui est lié au travail devient tout sauf saint.
Notre foi et l’enseignement que nous recevons à l’église façonnent notre comportement et nos valeurs. Malheureusement, dans une société de plus en plus pluraliste, être “ sympa ” ne suffit pas. Connaissons-nous le cœur de nos collègues ? Voyons-nous ceux qui travaillent avec nous comme Jésus les voit ? Notre ardeur à l’église s’étend-elle à notre responsabilité au travail pour inviter d’autres personnes à nous rejoindre sur un chemin de foi ? Notre engagement à nous retrouver dans nos assemblées s’étend-il à un amour pratique pour nos collègues et nos clients quand nous sommes dispersés en tant que peuple de Dieu ? Une grande partie de la signification stratégique du lieu de travail découle de la réalité de notre environnement constant de collègues, concurrents et clients. Jour après jour, la plupart d’entre nous sommes en dialogue étroit avec des incroyants.
L’enseignement, la formation et des outils, bien que nécessaires, ne suffisent pas à rentrer la moisson qui attend. Notre compréhension et notre cœur doivent être élargis pour que nous voyions le “ profane ” comme quelque chose que Dieu désire rendre saint. Chacun de nous a la responsabilité de faire que cela se produise ; non par nos propres forces, mais par la puissance de l’Esprit Saint. Nous ne pouvons y arriver tout seuls, mais nous le pouvons en partenariat avec Dieu. Une saine compréhension de comment agir en partenariat avec Dieu dans le lieu de travail fera beaucoup pour faire entrer l’Église dans le lieu de travail.
Ou voulons-nous être ?
Dans un environnement de travail sacré, il y a une proclamation pertinente et vibrante de la foi dans le milieu du travail, renforcée par l’action de l’Esprit Saint, le tout soutenu par les prières de l’Église locale qui apportent puissance, dynamisme et forces. Le lieu de travail est l’un des rares environnements où les croyants ont accès à un auditoire quarante heures par semaine. Le lieu de travail est l’endroit idéal pour incarner l’Évangile et vivre une vie qui reflète la grâce et la vérité. Il n’y a que très peu d’autres lieux d’évangélisation où ce soit possible.
Repenser la façon dont nous faisons l’Église est devenu un “ slogan ”, mais la plupart des efforts ont été dirigés vers l’amélioration et le raffinement des programmes existants, sans toucher aux questions fondamentales qui ouvriraient les portes qui nous permettraient de voir Dieu agir de manière puissante. On entend des récits incroyables de comment Dieu a agi dans des Églises qui ont été prêtes à repenser leur façon de vivre la Bonne Nouvelle.
Diriger cette réflexion vers la façon d’équiper les chrétiens pour qu’ils vivent et proclament leur foi au travail nous aiderait à passer du simple fait d’être présents au travail au vécu de notre foi au travail. Ayant compris et intégré la perception holistique que Dieu a du lieu de travail, les travailleurs deviendront des moissonneurs zélés. Cette interaction totale avec le monde n’arrivera que lorsque les travailleurs interagiront pleinement avec leurs collègues de travail.
Cependant, pour que les travailleurs interagissent pleinement avec leurs collègues de travail, il faudra que l’état d’esprit qui prévaut dans l’Église change et qu’elle accepte que les travailleurs sont, sur le lieu de travail, des serviteurs du Christ à plein temps. La distinction, ainsi que tous les préjugés inhérents qui s’ensuivent, entre les chrétiens qui sont payés pour travailler à plein temps dans et pour l’Église et les soi-disant laïques doit disparaître pour ce qui concerne la notion d’être appelé au ministère.
Dans la prochaine génération, le plus grand potentiel de croissance de l’Église vient de personnes qui ont soif de relations importantes dans le milieu du travail. Nos ouvriers sont dans des champs qui sont mûrs pour la moisson, mais ils n’ont pas encore appris comment s’y engager efficacement.
Comment y parvenir ?
Il n’existe malheureusement pas de recette universelle pour arriver là où nous aimerions être idéalement. Il existe toutefois quelques étapes clés que nous pouvons franchir aujourd’hui pour nous rapprocher de ce que Dieu a en réserve pour nous. Depuis des années, l’Église et le profane ont été maintenus dans des sphères séparées. Chacun possède sa propre culture dominante qui différencie le lieu de travail de l’Église.
Les gens ne réagissent pas tant qu’ils ne sont pas poussés à réagir. Dans l’Église, nous entendons parler de la Bonne Nouvelle et du fait que Dieu veut apporter l’espérance au monde, mais quand nous arrivons au travail le lundi, il n’y a pas d’invitation faite aux collègues à découvrir la grâce, le pardon et l’espérance de Dieu. Nous manquons de passion pour le bien-être spirituel de nos collègues de travail. À mesure que ceci se poursuit de semaine ne semaine, il devient rapidement “ normal ” de dissocier l’Église du travail. Le fossé s’élargit entre théologie et pratique, créant un paradigme où l’Église devient de moins en moins pertinente pour le milieu du travail et le milieu du travail perd toute pertinence pour l’Église.
Les dynamiques du dimanche et des jours de la semaine qui existent aujourd’hui n’ont rien de commun, ce qui ne devrait pas être. Les travailleurs et les pasteurs vivent la majeure partie de leur vie dans des paradigmes différents. Nombre de pasteurs ont passé la plupart de leur carrière dans le ministère professionnel et ne comprennent pas vraiment la dynamique du travail. Et les travailleurs n’ont pas essayé d’éclairer les pasteurs sur la façon dont ils passent leur semaine au travail. Il en résulte que chacun reste dans son monde et qu’ils ne se rencontrent que dans les cérémonies de l’Église. Les travailleurs ont la responsabilité d’amener leur pasteur visiter leur lieu de travail et les pasteurs doivent devenir plus proactifs dans la compréhension du cœur et du contexte de la culture de travail de leurs paroissiens. L’Évangile ne se limite pas à la théologie, il s’agit aussi de parler d’exemples vivants de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas.
Des études bibliques sur le lieu de travail pendant la pause de midi, des réunions de prière matinales avec des collègues et des discussions dans les couloirs font partie de la solution. Les conférences sur le sujet du milieu de travail et certains livres et études sur le sujet sont des outils utiles et peuvent aider à se mettre en mouvement. Le problème reste néanmoins que ne nombreuses personnes n’intègrent pas en général travail et ministère. Nous ne disposons pas de nombreux exemples brillants de travailleurs chrétiens capables d’intégrer en douceur leur foi expressive du dimanche dans leur travail au long de la semaine. La foi de la plupart des personnes a tendance à être compartimentée. Très peu de croyants apportent, dans le monde du travail, une contribution importante qui est signalée et fêtée dans l’église le dimanche.
L’Église doit devenir vivante dans le milieu du travail, en faisant que ce milieu devienne sacré. Le travail doit être considéré comme une partie intégrante et essentielle du champ de mission à notre porte. Il faut qu’il se passe deux choses pour que le clivage entre église et travail soit comblé efficacement : nous devons repenser de façon globale le rôle de l’Église pour soutenir ses émissaires dans le monde du travail, et nous devons repenser le rôle du travail pour motiver les émissaires. Sans une réflexion délibérée et des actions concrètes, nous continuerons à perpétuer le paradigme actuel de travailleurs qui ne font que fort peu de choses pour rentrer la moisson qui n’attend que cela.
Le mouvement Business as Mission (BAM) a mis en évidence que nous devons être beaucoup plus volontaires pour pénétrer le milieu du travail. L’accent de BAM sur l’aspect pratique de la nécessité d’équiper les entrepreneurs pour la réussite doit entrer dans la culture de l’Église. Une caractéristique commune aux membres du mouvement est d’être extrêmement passionnés par leur mission et prêts à risquer tout pour parvenir à leurs objectifs.
Il faut que le travail soit considéré comme une occasion de mission, un lieu où nous pouvons porter le don d’amour de Dieu aux personnes avec qui nous n’aurions naturellement pas de contact. Pour transformer le paradigme profane actuel “ travailler pour vivre ” afin qu’il devienne “ insuffler la vie de Dieu dans le travail ”, l’Église doit devenir quelque chose de plus que la louange et l’enseignement.
Que devons-nous faire maintenant ?
Inutile d’élaborer des plans et des stratégies – nous devons seulement nous y mettre. Mais pour nous aider à démarrer, nous devons mettre au point des modèles simples et fonctionnels et bâtir sur l’expérience actuelle. Nous disposons déjà de quelques bons livres, études et exemple stimulants – et d’assez de culpabilité quant à nos insuffisances jusque-là – pour prendre un bon départ. Ce que nous n’avons pas, c’est une masse critique suffisante pour créer et entretenir le dynamisme indispensable pour rendre le processus durable.
Combler le fossé actuel entre profane et sacré commence avec l’entrée de l’Église dans le lieu de travail. Une plus grande implication des laïcs dans la conception de stratégies, comme ce qui se passe à le Cap 2010, est un bon départ. Bien que les pasteurs côtoient les laïcs dans le contexte ecclésial, les discussions tournent principalement autour des affaires de l’Église et ne portent guère sur la mission sur le lieu de travail. Beaucoup de pasteurs manquent d’arrière-plan ou de connaissances pour aborder un discours pratique missionnaire visant le lieu de travail. La clé consiste à éduquer les laïcs sur la façon d’inscrire les questions liées au lieu de travail dans l’ordre du jour de la mission de l’Église, mais cette éducation doit aller de pair avec une aide apportée au clergé pour qu’il perçoive les possibilités missionnaires du lieu de travail. Tout ce que nous faisons est un don de Dieu, que ce soit la prédication, l’enseignement, la conception de projet, la cuisine, le nettoyage, la création de tableaux ou l’utilisation d’une machine-outil. Et tout ce que nous faisons devrait refléter l’excellence, c’est-à-dire une offrande de valeur acceptable aux yeux de Dieu.
Il est grand temps de mettre de côté les vieux paradigmes et de démarrer le processus de transformation du lieu de travail en un lieu saint où Dieu est invité à agir par l’intermédiaire de chacune de nos vies. C’est super de commencer, mais si la pérennité n’est pas inscrite dans la manière même dont la mission sur le lieur de travail est conçue, celle-ci deviendra une simple tocade au lieu d’une réalité croissante. Nous devons demander à Dieu de susciter des personnes qui se feront les champions de cette mission pour donner au processus l’énergie dont il a besoin. Nous avons besoin que ces champions travaillent avec les croyants de toutes les professions et de tous les appels pour construire une communauté de praticiens qui fera la promotion de l’excellence et entretiendra le dynamisme.
Nous avons des outils comme Internet et Skype, capables de faciliter, entre communautés virtuelles, des échanges de connaissances qui pourront avoir un réel impact. Grâce à la technologie, nous pouvons non seulement parler, mais aussi faire l’expérience de l’œuvre de Dieu en temps réel. Il nous faut mettre en marche les roues qui nous porteront là où nous pensions qu’il était impossible d’aller.
À quoi ressemble un environnement de travail sacré ? – Le modèle de Joseph
La discussion autour de ce qui est et ce qui devrait être sensibilisera et motivera les gens à agir. Mais à moins de savoir où nous allons, nous progresserons au mieux dans le noir. Nous espérons tous que nos efforts aient pour fruit des personnes qui commencent un chemin de foi et entrent dans une relation toujours plus profonde avec Dieu. Mais passer d’où nous sommes aujourd’hui à là où nous voulons être n’arrive généralement pas du jour au lendemain. Nous n’avons pas de formule magique ou de mode d’emploi qui garantisse des résultats parfaits, mais nous avons une série d’exemples de ce qui est possible. Dieu m’a béni en me donnant un lieu de travail sacré où je le sers en tant qu’ingénieur-conseil professionnel. Je l’appelle le “ modèle de Joseph ” en l’honneur de Joseph qui a su transformer chacun de ses environnements de travail malgré des conditions adverses.
Le chemin de la foi passe par un stade critique quand la recherche cède le pas à l’engagement et à une transformation permanente, grâce à une marche quotidienne avec Dieu dans un environnement qui a été reconquis pour Dieu. Cependant, dans le processus de plantation des graines, il y a de nombreuses variables qui échappent à notre contrôle et peuvent ralentir la croissance qui porte à la maturité. Après bien des années où j’ai essayé d’inviter des collègues à me rejoindre sur un chemin de foi, j’ai pris conscience que les paroles et les exemples personnels ne suffisaient pas en l’absence d’un environnement favorable. Pour venir à bout de quelques-uns des obstacles qui m’empêchaient d’atteindre la phase d’engagement, j’ai décidé de commencer le processus de formation de disciple dès qu’une personne entrait dans ma sphère d’influence. Bien que j’aie le privilège d’être un directeur de la compagnie pour laquelle je travaille, je porte aussi la responsabilité d’utiliser tout ce qui est en mon pouvoir pour créer un environnement hautement favorable à l’excellence du produit que nous fabriquons et à aider les personnes à atteindre leur plus haut potentiel.
Je dirige un groupe d’ingénieurs professionnels hautement qualifiés travaillant sur des projets dans plus de vingt pays. Notre principale réalisation est la constitution de rapports de consultants de haut niveaux à l’usage des gouvernements, des organismes internationaux de financement et des cadres supérieurs de compagnies d’électricité. Les valeurs qui façonnent notre environnement de travail comprennent l’obligation de rendre compte, la responsabilité, l’excellence, le travail d’équipe, les discussions dans un environnement d’apprentissage, la prise de risque, le pardon, le soutien et la fête. Si ces valeurs sont toutes hautement désirables d’un point de vue professionnel, elles sont également critiques pour ce qui est d’aider des personnes à embarquer pour un voyage de foi bien avant que ne soit pris un quelconque engagement pour le Seigneur. Celles-ci sont devenues non seulement des incitations pour accéder à l’excellence professionnelle, mais aussi une partie intégrante de la formation de bons disciples.
Devoir rendre compte rappelle aux gens que, dans tous les domaines de la vie, ils doivent rendre compte à une autorité supérieure. Être responsables renforce le principe de rester fidèles à nos obligations et à nos engagements quand nous rencontrons des difficultés dans les réunions. La valeur de l’excellence pousse les personnes à faire mieux que par le passé et mieux que les autres n’ont l’habitude de faire. Un environnement d’apprentissage stimule la discussion et encourage à aller au-delà de la connaissance actuelle pour explorer et découvrir toujours plus ce qu’est la vie. Encourager le personnel à prendre des risques les aide à apprendre à sortir de leur zone de confort pour pénétrer dans de nouveaux territoires, tandis que le pardon est offert à ceux qui font des erreurs ou dont les risques n’ont pas porté autant de fruits que leur optimisme initial l’attendait. Apporter son soutien permet aux personnes de franchir avec confiance le pas qui mène au niveau suivant de compréhension et de connaissance, tout en fêtant les succès. Promouvoir ces valeurs ne connaît pas de clivage entre profane et sacré.
C’est un environnement saint puisque toutes les valeurs dont nous avons parlé sont essentielles à la marche dans la foi. Un tel environnement n’est pas réservé à l’excellence professionnelle, il convient également aux collègues pour les former comme disciples bien avant qu’ils ne prennent un engagement de foi. Chacune de ces valeurs éclaire un aspect de la foi et elle est pratiquée quotidiennement sur le lieu de travail, en donnant aux collègues le goût de la foi. C’est ça la Bonne Nouvelle! Par conséquent, quand ces personnes rencontreront Jésus, traverser le pont pour entrer dans la vie de la foi signifiera entrer dans un style de vie qui leur est déjà quelque peu familier, parce que, avant leur conversion, elles auront déjà suivi un cours intensif de formation de disciples qui les aidera désormais à grandir rapidement dans leur relation avec Dieu.
Voilà l’environnement sacré où je vis dans le cadre de mon travail. Pour ceux qui n’ont pas des postes de cadres, le lieu saint peut être limité à l’espace qu’ils partagent avec d’autres pour travailler, que ce soit un bureau ou un établi. Pour certains, un lieu sacré de travail sera l’étude biblique de la pause de midi une fois par semaine. Pour d’autres encore, ce pourrait être les pauses-café et/ou de midi, riches de discussions (pas de monologues) sur les questions de la vie. En fin de compte ce qui transforme le profane en sacré c’est la présence de Dieu ; et quand Dieu est présent, des changements ont lieu. Nous sommes tous appelés à être les agents du changement. Si Joseph a réussi à le faire étant esclave ou prisonnier, il n’y a pas de raison pour que nous ne puissions pas transformer en lieu saint ce qui tombe sous notre sphère d’influence.
Feuille de route pour l’avenir
L’avenir est plein de possibilités pour atteindre les milliards qui s’activent à gagner leur vie sur leur lieu de travail. Où nous conduira la route dépendra du refus du clivage entre profane et sacré. Le Cap 2010 mettra les laïcs en contact direct avec les responsables d’Église. Nous pouvons écrire un scénario de programme, mais ce dont nous avons encore plus besoin, c’est d’une vision élargie portée et conduite par des gens qui savent où ils vont. Et nous ne l’aurons que par la prière.
Tous les mouvements ont besoin de meneurs. Le lieu de travail a besoin de dirigeants tout comme les organisations missionnaires et les Églises. Dans le milieu du travail, beaucoup de personnes sont des dirigeants, mais beaucoup aussi n’en sont pas. Les rares dirigeants qui font entendre leur voix ou qui s’expriment par écrit obtiennent un peu d’attention, surtout s’ils sont des PDG ou des sommités reconnues. Nous devons activer, former et équiper des laïcs, hommes et femmes, pour qu’ils prennent l’initiative pour l’Évangile dans tous les recoins du milieu du travail. Comment formons-nous des responsables pour qu’ils soient des catalyseurs dans leur contexte – et qu’ils mobilisent les autres ? Beaucoup de croyants désirent vraiment toucher leurs collègues et avoir un impact au travail. Comme dans tant d’autres situation, ils ont besoin de responsables. Presque tout le monde pense à la direction dans le contexte profane et dans le contexte ecclésial / organisationnel. On se gave de livres sur la gestion et la direction pour être un meilleur dirigeant, un meilleur meneur dans son travail ou son “ ministère ”. Mais que faut-il pour être un meneur, dans le contexte du lieu de travail de manière à ce que l’Évangile ait un impact ? Certainement plus que l’organisation d’une étude biblique à midi ou la venue d’un orateur particulier. À quoi ressemble ce meneur, que ce soit sur la chaîne de montage ou à la tête d’une entreprise ? De quoi ont-ils besoin pour développer leurs savoir-faire de meneur en matière de foi sur leur lieu de travail – pas seulement pour être de meilleurs gestionnaires dans leur travail ?
À le Cap 2010, que Dieu ouvre nos yeux et renverse les barrières que nous avons créées, pour qu’ensemble nous préparions la sphère de travail professionnel afin d’en faire un terrain d’aventure de foi incroyable.
© Le mouvement de Lausanne 2010
Français Translation by: LGC_Translation
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Mots-clés: Ministère de travail, la mission
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États-Unis
Thanks Willy,
This is a very appropriate move that my prayer is the church takes. We work beside that harvest forty hours per week but the workers are few. For the majority the workers have not been adequately trained or received the support of the local church. Further we have to have a program that may not heal every wound but that is a great bandage. My prayer is that from Cape Town forward we as the church will choose to support the laity who are working beside the harvest.
22.09.2010
Canada
@ TGORDON35:
Thank you for your comments.
We often pray publically at the front of the church for people going on missions trips for a fews. How would our view of the workplace change if we had public prayer for those who are going into the workplace every weekday of the year?
Willy
30.09.2010
États-Unis
@ Kotiuga:
Thats a creative idea; however, I believe it could come off as too agressive.
08.07.2012
États-Unis
Dear Willy,
Thank you for the article.
What’s been burning in my heart is the fact that we as Children of God have access to God’s Wisdom and Creativity. We see in 1 Kings 10 how Wisdom and Creativity were related :4-5. :
“And when the queen of Sheba had seen all the wisdom of Solomon, the house that he had built,
the food on his table, the seating of his servants, the service of his waiters and their apparel, his cupbearers, and his entryway by which he went up to the house of the LORD, there was no more spirit in her.”
Solving complex problems, creative ideas, inventions.. we, the Church should be the forerunners.
It is crucial in this hour that the Children of God know with confidence that they hear the voice of God. John 10:27. "My sheep hear My voice, and I know them, and they follow Me.”
The question is... are you a sheep? :) When we are faced with a complex problem or need creative ideas, in stead of first trying to figure it out in our own strength, we need to in that moment ask the Holy Spirit what He thinks first. I love this scripture in Acts 15:28
“For it seemed good to the Holy Spirit, and to us, to lay upon you no greater burden than these necessary things:”
They discussed the situation with the Holy Spirit. That is available to all of us. 2 Corinthians 13:14: “The grace of the Lord Jesus Christ, and the love of God, and the communion of the Holy Spirit be with you all. Amen.”
It is about living by example and be sensitive when the Lord speaks to us. Over the weekend we were in SAMs Club and as we were leaving I felt the Lord saying to me to tell the cashier that she is so precious to Him. I was about to leave but so glad I went back to her. I whispered in her ear and her face lit up, it so touched her heart!
I was very involved in the fashion industry in South Africa before attending a School of Ministry in Canada in 2000 (We moved to the USA in 2004). There were many times where I was lonely ’cause people saw that I was different. I did not walk around proclaiming that I was a Christian but they could see through my lifestyle that I was... some of them started to come to me and talk to me when they needed someone to talk to and later I had the priviledge of seeing some give their lives to the Lord.
One thing I’ve learned through that was that people in the world may reject you at first but they are watching you. When you compromise you loose their respect, but when you walk your Christian walk with love and boldness you gain respect.
We are the answer through the power of the Holy Spirit. The deepest need a human being has is to be loved. By knowing who we are in Him, we can love people through their "stuff".
We need God’s Wisdom in the market place. Here are some old Testament example where God filled specific people with the Holy Spirit, now we all can be filled, we all have access to the One who knows everything!!
Exd 31:3 "And I have filled him with the Spirit of God, in wisdom, in understanding, in knowledge, and in all manner of workmanship,"
Exd 35:31 "and He has filled him with the Spirit of God, in wisdom and understanding, in knowledge and all manner of workmanship,
1 Kings 4:34 And men of all nations, from all the kings of the earth who had heard of his wisdom, came to hear the wisdom of Solomon.
This is the Global Church’s greatest hour... may all nations, from all the kings of the earth come to hear and see what the Lord is saying through His Children.
We are the answer because we have access!!
much love
Marguerite
18.09.2010
Canada
@ Marguerite_Evans:
Dear Marguerite
I think that we often forget that God’s desire is to work through us but we insist on using our ways to try to get through to people. Thank you for the verses to remind us that we have full access to all of the resources in heaven.
Willy
03.10.2010
États-Unis
@ Kotiuga:
I agree, we need to step back and let God be GOD!
08.07.2012
États-Unis
Thank you for a great paper to get this conversation going. The feedback that has already been submitted is very thoughtful. I hope what I add here will be helpful as well.
In addition to the points made here, I believe that in order to be an effective witness for Christ in the marketplace, we must also devote ourselves to being examples of excellence in the workplace. We must not only embody the fruit of the spirit and be exemplary Christians, but we must likewise be exemplary professionals in our fields. I would even argue that we must first be exemplary workers before we can be exemplary Christians. Nothing makes a poorer witness than someone who is unprofessional and yet zealous for Christ. We must be leaders, demonstrating gospel values (humility, honesty, integrity) while also demonstrating the highest professionalism. We must aim to be above reproach in all things. When we have earned professional respect, our gospel witness will have a much more receptive audience among our co-workers.
We also must exercise appropriate sensitivity in theological engagement and “witnessing.” For example, going out to coffee or lunch with a co-worker might be a better place for spiritual conversations than standing around the photocopier (perhaps not, but discernment is required!) We cannot interrupt peoples’ work with our agenda to witness, as important as sharing the gospel is, unless it is clearly an open door from God.
As has already been stated, we cannot underestimate the importance of prayer in the workplace. When I worked for the CEO of a global corporation in New York City, I would sometimes go in to the office early and silently prayer-walk the office corridors. I would pray for supernatural conversations and pray for co-workers. I did this discreetly and without drawing attention to myself. I was always blessed by how God would open doors for conversations that were divine. I was able to make some great relationships and share the gospel in natural ways.
We have to be careful not to come across like we have an agenda – even if that “agenda” is for others to have life to the fullest through Jesus Christ! Rather, we need to be authentic, genuine professionals and friends to our co-workers, ready to respond when the Holy Spirit opens doors for engagement.
Looking forward to hearing more about this and engaging with many of you at Lausanne!
15.10.2010
Nigéria
@ Christine_Tennant:
Dear Christy,
I particularly appreciate your comment. I have seen situations where people left what should have been done in the name of Christ. I wonder how Christ can be reflected in such attitude. I have visited some countries where it is unlawful to talk about christ to a colleague at work. One professionalism will certainly speak volume about Christ.
Great contribution, Christy.
15.10.2010
États-Unis
@ Clement_Osikhuemhe_O:
A lot of jobs don’t like for religion to be brought up and that is sad. This is why it is so important to share to word of God because we are coming to a time where its being unlawful or wrong to proclaim Christ in public.
08.07.2012
États-Unis
Reading this article has greatly encouraged me. The author has put into words much of what I have a passion for that I haven’t been able to document. Because there doesn’t "seem to me" to be much emphasis in the local church for being a 24/7 witness in one’s life and work, one tends to feel like he’s carrying out a personal agenda and not being an obedient Kingdom worker. This is surely just a lie of Satan. I am greatly encouraged because I now know that there are many of you out there that feel exactly the same as I do and for this I thank you. There is hope!
18.10.2010
États-Unis
@ cebookseller:
I could see how you would feel this way after reading it. Maybe its up to you to figure out the best way for YOU. Its time to get creative and start using the Holy Spirit to guide us in our conversations with people. We are the vehicles used to share the gospel and He will equip us and open doors of opportunity to share.
08.07.2012
États-Unis
I think the use of Paul, Joseph and Daniel to the theme of being an influence for Christ in the work place was excellent. I had never before connected the dots before in those examples linking the two. It takes away the excuses of those who would separate their faith from the workplace. It gives us a biblical model to into the equipping of the church in this paradigm. Thank you!
18.10.2010
États-Unis
@ Jeffrey:
Me too! I love how the analogy just wrapped it all up.
08.07.2012
États-Unis
i HAVE LONG FELT THAT THE WORKPLACE IS THE INTENDED FIELD OF SERVICE FOR THE CHRISTIAN IN THIS AGE. WE HAVE UNDER UTILIZED OUR POTENTIAL TO INTIDATE THE WORLD WITH A POSTIVE ENERGY THAT SHOULD FOSTER GOODWILL TOWARD ALL MEN. THIS HAS BEEN DONE SIMPLY BECAUSE WE HAVE DICTOMIZED THE SACRED AND THE SECULAR AS A LIFE IMPLYIED AND A LIFE REALIZED. WE MUST ENGAGE THE WORKPLACE WITH MASSIVE OPPORTUNITIES TO REACH PEOPLE OF ALL RACES AND CULTURES AVAILABLE IN OUR WORK CIRCLES.
27.09.2011
États-Unis
@ Billy_Houze:
Billy,
Like you said, fostering goodwill towards men is a Christians only chance for sharing their faith. Without kindess, Christians don’t have any merit to witness. It is so important that we teach our congregations this lesson.
12.11.2011
États-Unis
@ Billy_Houze:
The work place is filled with different cultures and races. It is the perfect opportunity to share the gospel. We just need to learn the right approach. If you show kindness, they will flock to you and next thing you know, they will be asking you for advice and wisdom.
08.07.2012
États-Unis
thank you haley,
doing evangelism in the work place is a blessing to Christianity because by doing so, we will reach a good amount of people that does not attend church. And, in addition to that, we will be obedient to the Great Comission of going to the ends to the earth to preach the gospel and make disciples.
13.11.2011
États-Unis
@ Ernesto:
Yes ernesto we do need to do the work of evangelism at the work place but sometimes we miss out because we can’t see what it can be, we don’t always have to have a bible in our hand or even use the name of Jesus in the beginning, but rather let them see Jesus in us and his name will come up.
25.04.2012
États-Unis
@ willie_williams:
I agree. People are so quick to throw the Bible on the table. People run from this. PEople don’t always want to be preached to.
08.07.2012
États-Unis
Willy
I also share you statement that the fields are riped in the workplace. there are so many opportunities for Christians to witness that if all of us will take advantage of the situation, there will not be enough of us to share the gospel in the places that we work. Inspite of the fact that in the majority of the workplaces talking about Jesus is prohibited, there are still plenty who allow believers to witness to their coworkers at a certaing time and place. therefore, let us not lose the wonderful opportunities that we have to proclaim the powerful truth that there is hope and salvation in Jesus Chirst our Lord and Savior.
17.10.2011
États-Unis
@ Ernesto:
Ernesto,
You bring up a good point that sometimes Christians are not allowed to share their faith in Christ at work; therefore, Christians must express their faith in their words and deeds. If Christians would exercise the Fruits of the Spirit, their faith should become obvious to those around them. Since most of the world is not patient, being a patient with people will definately make you stick out as a Christian.
12.11.2011
États-Unis
@ Haley_GWU:
that’s rihgt haley,
one of the methods of sharing our faith is by allowing the power of the Holy Spirit do HIs work in and through us. If and when we do it, then we will fully understand that God’s power has not limits and that He will use us in a special way.
13.11.2011
États-Unis
@ Haley_GWU:
that’s rihgt haley,
one of the methods of sharing our faith is by allowing the power of the Holy Spirit do HIs work in and through us. If and when we do it, then we will fully understand that God’s power has not limits and that He will use us in a special way.
13.11.2011
États-Unis
@ Ernesto:
Ernesto,
That is what I would like to communicate to our churches, if we let the Holy Spirit move then we can be used in such a special way. The Holy Spirit allows us to do things we couldn’t even imagine doing in our own power. The Holy Spirit is the key to effective work place ministry.
14.11.2011
États-Unis
@ Ernesto:
often we forget to let The Holy Spirit tell us when and to whom we should wittness to.
25.04.2012
États-Unis
@ Haley_GWU:
This is true. Actions go a long way. If they see you showing the love of Christ, they become curious.
08.07.2012
États-Unis
This advanced paper was very interesting because this topic is definately a severe problem in America. Christians feel unequipped and unable to share their faith with their co-workers, so they miss God given opportunities to make disciples. Every workplace Christian knows that there unchurched people in their office, so the first step is to simple take an interest in these people. If Christians begin to care and take an interest in their coworkers, questions of spirituality will arise. Once people know that you are true follower of Christ, they begin to see you as a moral counselor. They are likely to approach you and share information about themselves because they know you care about them. For Christians that are scared or feel inadequate, simply caring can be a great first step.
08.10.2011
États-Unis
@ Haley_GWU:
I agree haley, but I also think we as believers should realize that the work place and the streets are where Jesus would have us to minister too the most rather than inside the church building where the believers are.
26.04.2012
États-Unis
@ Haley_GWU:
I completely agree. People are so quick to dismiss these people. However, they need to start befriending and showing concern for these individuals. This is how you will share the gospel when you gain their trust.
08.07.2012
États-Unis
It is very important to bring your faith to work. We are the salt and light of the world and just because you are at work that doesn’t change. You lead by example. So while on the job, you are to behave a certain way because you are a child of God and you want people to be able to see that. This way when you are given the opportunity to minister to them, they will recieve it because they see your acts.
08.07.2012
États-Unis
Often it is those we are closest to, and really care about the most that we find the hardest to witness to. I wonder if it is because they see the "true" us each and every day. We need to teach our people to make sure they "live-out" the gospel in all they do. If we are different, people will notice and begin to seek what we have. Witnessing will be easier when Jesus is first in all aspects of our lives. Let us be like Joseph - depending on God no matter the situation we find ourselves in.
Great and thought-provoking paper. Needs to be shared with all of our churches
07.12.2011
États-Unis
Thank you for this article on Work-place ministry. Oftentimes we go to work wondering how people will react if we talk about our faith. So in turn we keep our faith to ourselves. I appreciate the you lifting up that the harvest is ripe, but where are the harvesters. Carrying our faith to work and sharing it with our co-workers are great opportunities that reaches the masses and allows the gospel of Jesus Christ to have transforming effects in the lives of those who may not know him. We are the salt of the earth, and it behoves us to go, share and make disciples, even at the workplace. Our witness is only as effective as we make it. This article encourages me to encourage others to reach out to others who are hurting, and despondent, by sharing the gospel of Jesus Christ.
Reggie
11.07.2011
États-Unis
@ triedstone1009:
Triedstone1009,
You are so right in your comment that our witness is only as effective as me make it. That is something that I sometimes forget when I am working my secular job. Most times I am so focused on planning the next ministry event that I miss opportunties at work. Thank you for readjusting my perspective.
14.11.2011
États-Unis
thank you haley,
doing evangelism in the work place is a blessing to Christianity because by doing so, we will reach a good amount of people that does not attend church. And, in addition to that, we will be obedient to the Great Comission of going to the ends to the earth to preach the gospel and make disciples.
13.11.2011
États-Unis
@ Ernesto:
Ernesto,
Workplace ministry is a good way to get unchurched people into our congregation. I did not even consider that some people that are not bold enough to share Christ with their co-workers, can simply invite them to church to hear the Gospel.
14.11.2011
États-Unis
For the past thirty years I have had the privilege of working in both the secular and Christian work force. First as a salesman and then as a manager for a large retailer in the South East. Now that I am a pastor I can reflect on my years in retail to determine what worked when it came to me sharing my faith. First, I do believe that the work place is a great place to share our faith, but I also believe that it is a privilege that is earned. Like the old cliche that says "people don’t care how much you know until they know how much you care" is true or at least it is in my experience. Building a relationship with your co-workers allows you to share your faith when the appropriate time comes. The challenge that is ahead of us is building the relationship, because I fear that we are quickly becoming a generation that does not know how to talk with one anothern face to face. Today it is easier to send an IM, text message, e-mail, or Facebook comment to someone setting five feet away than it is to talk to them face to face. Nevertheless, I believe God has placed Christians in the work force to be a light to a darken world. We should not be afraid or ashamed of the Gospel as Romans 1:16 reminds us "I am not ashamed of the gospel, because it is the power of God for the salvation of everyone who believes: first for the Jew, then for the Gentile." Thank you for this article
02.10.2011
États-Unis
@ pastort:
Pastort,
I agree with your idea that sharing your faith in the workplace is something that you must earn the right to do. You cannot expect to share your story without forming that relationship first. It is always good to be reminded of this fact.
11.11.2011
États-Unis
I agree with Melanie that most Christians are too busy with "church work" that they miss out on making disciples. I think the best solution to this problem is to be knowledgeable of this issue and find a way to plug into society. Volunteering at social service organizations, like children shelters, or homeless shelters are an excellent way to get involved in the outside world. It is vital for ministers to find outlets so they can actually meet lost people.
25.10.2011
États-Unis
@ Haley_GWU:
Your right Haley,
We Christians should take the time to interact with those who have been marginalized by society insead of ignoring them. If we are true followers of Christ, we have to live by personal example and go beyond our comfort zones in our churches. Jesus on the other hand, did not reject anybody during his ministry. On the contrary, He showed them His love and compassion by spending time with them in spite of the criticism from the religious leaders of His time. And, of course, He was not popular for the fact that he loved and cared for those whom have been abandoned.
26.10.2011
États-Unis
@ Ernesto:
Ernesto you are right. Jesus did not do the popular thing but still changed people’s lives. The lesson we can glean from Jesus example is that if we act in accordance to the Scriptures there will always be people to minister with the Gospel. As long as we let the Holy Spirit dictate our actions then God will be faithful in providing individuals to minister.
28.10.2011
Australie
I found this paper and the discussions helpful, this is something I’ve thought a lot about lately, especially with Lausanne coming up...do we really need to be in "full time ministry" to be in full time ministry?
I was in a lecture last week and we were discussing the problem of witnessing to friends and sharing faith with work colleagues and them commenting that we as christians are too busy doing church stuff to really enjoy life! How are our church commitments and pressure in many churches to "get involved" often in numerous committees and ministries, helping or hindering our proclamation of the gospel? If we spend all our day doing Christian meetings, how do we firstly build meaningful relationships with those outside the church and secondly, how do we stop ourselves from getting bogged down in church politics?
I think we need to rethink our lifestyles in order to connect with our workmates better!
11.10.2010
États-Unis
@ Melanie:
good point Melanie,
I agree with you that we Christians are too busy doing church stuff and we often forget what are proriorities are to begin with. I think that we can balance our daily walk with Christ by doing what He commanded us to do, to be the salt and light of the earth everywhere we go. By doing so, we will honor God and be a blessing to others as well.
25.10.2011
États-Unis
Workplace ministry is definately one of the most important ministries in America. The majority of our church members are involved in a secular workplace atmosphere; therefore, it is vital that they take advantage of these opportunites. As church workers, we should inspire these individuals to utilize their opportunities. There are several things people can do before they even open their mouth to spread faith in Christ. They must perform at a highest standard than the average worker because Christ calls us to work as if we are working for God and not for men. Workers can also display a Christian attitude and kindness towards individuals, this alone should make them stand out from the crowd. I believe it is our job, as ministers, to inspire our people who have access to the people we can’t reach.
25.10.2011
États-Unis
workplace ministry is a huge area to witness to those who do not feel the desire to attend a church service on a given Sunday morning. I have also learned from other experts on evangelism that the average christian worker is far more effective than the "professional ministers." I am not saying that ministers are not a blessing because I stronlgy believe that they are the experts in doing the work of the Lord in any context or setting. On the other hand, the average Christian has the ability to be a better witness to his coworkers for the fact that he/she spend the majority of the time with them. Therefore, they have the tremendous opportunity of to be a blessing to their fellow workers right at the exact moment of a crisis.
24.10.2011
États-Unis
In regards to the ministry in the workplace, one should ask the question, if Christians don’t step up to the plate and speak in the name of our Lord, who will? yes, there are many other religions whose members claim to have "the truth" and they wind up distorting it. But, the turth of the matter is that the majority of the times, they will convince others due to the fact that they are in desperate need of spiritual help in such a way that they are willing to listen to anyone who shares his/her faith. My personal opinion is that we as Christians have the truth in Christ who said and in fact it was true, "I am the the way, the life and the truth, no one comes to the Father but, through me."
17.10.2011
États-Unis
A colleage, Christian Overman, and I are partnering in presenting a workshop for church leaders: MAKING WORKPLACE-READY DISCIPLES (comparing the need here to the need for battle-ready soldiers in any war zone). We offer this strategy statement:
To equip workplace-ready disciples, we will mesh Sunday with weekdays by: (1) making scattered-church concerns a major part of gathered-church services, and (2) encouraging believers to gather even when scattered.
Among the tactics we recommend to carry out this strategy are: Sermons on the workplace; Reports from the front lines (workplace testimonies in public services); Public prayer for those in the work world; Video clips; Commissioning; Home groups that include workplace prayer ane encouragement; Pastoral visits to the workplace; Workplace groups (such as one just started in Microsoft); and Seminars.
I am currently doing a series on these tactics in my website, www.calledintowork.com.
23.10.2010
États-Unis
@ LDPeabody:
LD Peabody,
Thank you for the website link. I was curious about how to equip my church with the information needed on being used by God in their workplace. I have a felow church member who has had to result to only being able to read her Bible or pray in the school which she is employed because of church-state regulations. I know the books listed on your website will be beneficial to her and the rest of the congregation.
17.04.2011
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