
Les Écritures affirment que Dieu a créé les hommes et les femmes à son image et qu’il leur a confié conjointement la domination sur la terre. Le péché est entré dans la vie et l’histoire de l’humanité par l’action conjointe de rébellion de l’homme et de la femme contre Dieu. Par la croix du Christ, Dieu a accordé le salut, l’acceptation et l’unité tant aux hommes qu’aux femmes. Lors de la Pentecôte, Dieu a déversé son Esprit de prophétie sur toute chair, les fils comme les filles. Les femmes et les hommes sont ainsi égaux sur les plans de la création, du péché, du salut et de l’Esprit.
Nous tous, femmes et hommes, mariés et célibataires, sommes responsables d’utiliser les dons de Dieu pour le bien des autres, comme gérants de la grâce de Dieu et pour la louange et la gloire du Christ. Nous avons par conséquent tous aussi la responsabilité de permettre à tout le peuple de Dieu d’exercer tous les dons que Dieu lui a donnés dans tous les domaines de service où Dieu appelle l’Église. Nous ne devrions donc pas, en méprisant le ministère de qui que ce soit, empêcher l’Esprit de nous éclairer. Plus encore, nous sommes décidés à considérer le ministère au sein du Corps du Christ comme un don et une responsabilité par lesquels nous sommes appelés à servir et non comme un statut et un droit que nous revendiquons.
A) Nous défendons la position historique du mouvement de Lausanne : « Nous affirmons que les dons de l’Esprit sont accordés à tout le peuple de Dieu, aux femmes comme aux hommes, et qu’il faut encourager la collaboration de tous dans l’œuvre d’évangélisation, pour le bien commun. » Nous reconnaissons la contribution énorme et coûteuse des femmes à la mission mondiale au service des hommes comme des femmes, depuis les temps bibliques jusqu’à aujourd’hui.
B) Nous reconnaissons que chez ceux qui cherchent sincèrement la fidélité et l’obéissance aux Écritures, il existe des points de vue différents. Certains interprètent l’enseignement apostolique comme donnant à entendre que les femmes ne devraient ni enseigner ni prêcher, ou qu’elles peuvent le faire mais non en exerçant seules une autorité sur les hommes. D’autres interprètent l’égalité spirituelle des femmes, l’exercice d’exhortation qu’est le don de prophétie par les femmes dans l’Église néotestamentaire et le fait qu’elles accueillaient les Églises chez elles, comme signifiant que des dons spirituels de direction et d’enseignement peuvent être reçus et exercés tant par les femmes que par les hommes. Nous appelons les tenants des deux côtés de la discussion à :
C) Nous encourageons les Églises à reconnaître les femmes selon le cœur de Dieu qui enseignent et vivent ce qui est bon, comme Paul l’a ordonné, et à ouvrir plus grand les portes permettant aux femmes d’entrer dans le monde de l’éducation, du service et de la direction, surtout dans des contextes où l’Évangile bouleverse les traditions culturelles injustes. Nous attendons avec impatience le jour où les femmes ne seront pas empêchées d’exercer les dons de Dieu ni de suivre l’appel de Dieu sur leur vie.
From the Cape Town Commitment - Part 2, Section IIF, 3




















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